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Du Vivant Sous Les Plis

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Parle avec moi

Partenariats

Musée des Beaux Arts de Rouen MRN -

RMM avec la médiatrice Sibille Wsevolojsky
Cie Du Vivant Sous Les Plis avec la danseuse-chorégraphe Margot Dorléans IME Le Chant du Loup IDEFHI avec l’enseignante spécialisée Marie-Céline Pestrinaux

Dans le cadre du dispositif SensAction porté par l’Odia, dispositif pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap

 

 Le film réalisé par Laure Delamotte-Legrand

dans le cadre du projet est envoyé sur

demande auprès de la cie.

Ce projet, destiné à un groupe de 5 élèves autistes, a eu comme objectif(s) de les inviter à entrer au musée, à apprendre à lire les interactions des personnages dans une œuvre (communication non-verbale, gestuelle), à exprimer leurs émotions, à reproduire des postures et à exercer leur créativité en créant des tableaux vivants grâce à l’expression corporelle et à des médiations et interventions artistiques adaptées. A travers l’art, ces rencontres visaient à renforcer la communication et à favoriser l'interaction sociale. 

Le processus

Le parcours des jeunes s’est décliné dans 2 lieux ressources: l’IME Le Chant du Loup de Canteleu et le musée des beaux-arts de Rouen dans lesquels les séances se sont organisées autour de plusieurs ateliers communs entre Sibille Wsevolojsky (médiatrice du musée) et Margot Dorléans (danseuse-chorégraphe/ Cie Du Vivant Sous Les Plis), accompagnées de Marie-Céline Pestrinaux (enseignante spécialisée). Ils ont permis d’interroger le langage non-verbal des œuvres et de se mettre en mouvement à partir de la lecture des œuvres choisies. 

 

Ces ateliers communs ont été enrichis par

3 autres types d’atelier :

 

Les ateliers d’éveil corporel au sein de l’IME

avec Margot Dorléans

 

Les ateliers de médiation au musée

avec Sibille Wsevolojsky

 

Les ateliers d’arts plastiques au musée

avec Valérie Wiesendanger

Des temps de coordination réguliers au sein du trinôme ont permis d’échanger et de co-construire les ateliers sur toute la durée des interventions et de s’adapter à l’évolution et à l’état de santé fluctuant des jeunes. 

Prendre en compte constamment l’environnement et le temps présent, la capacité de concentration, le degré de fatigabilité en fonction des séances ont été des préoccupations constantes. 

Marie-Céline Pestrinaux, accueillant les jeunes en classe, a ciblé les apprentissages en lien avec ce projet. Afin de contextualiser les apprentissages, elle a proposé des exercices individualisés en lien avec le projet, adaptés aux compétences de chaque jeune dans les domaines du langage oral, de la lecture, de l’étude de la langue et de la production d’écrits. Elle a réalisé un dossier pour chaque jeune en reprenant un texte élaboré collectivement avec les élèves afin qu’ils puissent relater leur vécu et exprimer leurs émotions après chaque séance. Puis, elle a inséré des photos individuelles dans chaque livret. Au-delà de constituer un souvenir de cette expérience, ces livrets ont pour objectif d’être un support de communication afin que les jeunes puissent échanger sur ce projet, en s’appuyant sur les photos relatant leur vécu. 

Impact du projet

Un film réalisé par Laure Delamotte-Legrand,

vidéaste qui est venue filmer l’expérience des jeunes

dans les différents ateliers retrace leur évolution. 

Il a pu être projeté dans le cadre d’une restitution qui a eu lieu à l’auditorium du musée des beaux-Arts de Rouen, le 19 décembre 2023, regroupant les familles et des invités ciblés (cercle élargi des professionnels des différentes structures porteuses du projet). Nous avons également proposé aux familles d’assister à une esquisse d’atelier avant la projection. 

La projection a suscité des retours très positifs; particulièrement du côté des familles ainsi que des professionnels du médico-social. 

Les élèves ont été très impliqués dans le projet. Nous avons pu les sentir curieux, intéressés, motivés.

Ils ont accompli un travail remarquable qui, lors de la restitution, les a tout simplement rendus heureux.

Il est à noter qu’une élève dont l’absentéisme est prononcé depuis plusieurs mois, a tenu à être présente à chaque séance au musée, ce qui souligne tout le sens

que ce projet a eu pour elle.

Le travail réalisé en classe a permis aux élèves d’interagir et de communiquer en dehors des séances et de progresser sur les compétences visées pour chacun d’entre eux.

Filmer les élèves travaillant en classe

serait à envisager lors d’un prochain projet. 

Au sein du musée, les différents personnels de la structure ont été sensibilisés à l’accueil de personnes souffrant de TSA tant au niveau de l’accueil que des salles. Par ailleurs, le projet mené sur une année a permis de travailler sur les besoins spécifiques de ce public. Il ainsi conduit à constitution de sacs proposés en libre-service (dès le printemps 2024) pour les visiteurs enfants ou adultes autistes.

Les Journées collectives

Les journées collectives ont offert des temps de partage et de mise en commun autour des projets de l’ensemble du dispositif SensACTion. Cela a permis de croiser les expériences et d’enrichir notre approche. Par ailleurs, les temps de travail autour de thématiques telles que les droits culturels ont mis des mots sur le travail effectué. Ce sens donné permet de mieux porter nos discours auprès des institutions politiques et des financeurs éventuels.

Conclusion et Perspectives

Nous tirons un bilan très positif de cette expérience dans laquelle nous nous lancions pour la première fois ; le dialogue que nous avons entretenu au sein du trinôme, en-dehors des séances nous ont permis de développer et d’étoffer nos propositions.

Nous croyons au projet dans sa durée. En ce sens, nous sommes satisfaites d’avoir pu décaler le calendrier initial du projet qui a ainsi permis de déployer le projet dans le temps. En effet, nous avons pu sentir que les jeunes prenaient confiance au fil des séances, dans l’échange, dans leur implication corporelle ; que la relation ainsi établie entre jeunes et intervenantes instaurait un climat propice à expérimenter davantage autour des œuvres, malgré pour certains, les problématiques liés à leur handicap. 

Le format proposé autour de plusieurs axes dans différents lieux (médiation, expression corporelle, arts plastiques au musée et à l’IME) était constructif et porteur afin de favoriser la pratique artistique autour des œuvres. 

Nous réfléchissons à des suites possibles en imaginant:

-Reprise du processus avec le même groupe en continuant à faire évoluer leur pratique avec possibilité de développer peut-être un format plus spectaculaire 

-Processus à partager avec d’autres groupes pour les initier à cette pratique 

 

Par ailleurs, dans les prochaines semaines, les 5 élèves de cette première expérience continueront à travailler les compétences scolaires visées en travaillant autour de la réalisation d’une exposition afin de présenter le projet aux autres classes et aux professionnels de l’établissement. Ils réaliseront des invitations qu’ils transmettront eux-mêmes.

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